Léo Là-haut ( éditions On ne compte pas pour du beurre )

Ce matin, je vous présente Léo Là-haut de Melody Kedadouche et Adam Rosier aux éditions On ne compte pas pour du beurre

Présentation :

Léo n’aime pas l’école. Heureusement il y a Panthère, le chat sauvage. Avec son ami et son imagination, Léo s’échappe… et apprivoise ses peurs.
 
« Léo là-haut » est le portrait poétique d’un·e enfant atypique, imaginé par une autrice psychomotricienne et illustré par un musicien dans la lune. Les hypersensibilités et la grande imagination de Léo nous proposent une exploration de son monde sensoriel.

Mon avis :

Cette maison d’éditions proposent des albums en abordant des thèmes qui le sont rarement ( voir pas du tout ) par ailleurs : elle propose de la « littérature jeunesse inclusive ».

Nous éditons des livres jeunesse pour rendre visibles des enfants et des familles peu représentés dans la littérature jeunesse, sans que ce que l’on nomme parfois « la différence » ne soit un sujet. Nous pensons que la banalisation de nouvelles représentations sociales dans les livres jeunesse, plus mixtes, positives et évitant les stéréotypes, va dans le sens de notre engagement contre les discriminations. 

Je vous ai déjà présenté sur le blog deux titres La voix bleue et On n’est pas petits.

Cette fois, le thème abordé est l’hypersensibilité. Un sujet qui me touche beaucoup car, au fil du temps, j’ai appris que je suis hypersensible. Aucun médecin n’a posé de diagnostique mais je me suis rendue compte grâce à divers écrits, notamment ceux de Soline du blog S’éveiller et s’épanouir de manière raisonnée (qui parle régulièrement de ce sujet) et de mes lectures, comme Parents hypersensibles Comment faire de l’émotivité un atout de Elaine N. Aron aux éditions de l’Homme.

J’ai enfin pu me comprendre. Comprendre mes réactions singulières, en marge par rapport aux autres. Bien sûr, j’ai tout fait et j’ai appris depuis mon enfance, à gommer mes réactions, les cacher, à ne pas en parler. Mais parfois, le monde qui nous entoure nous paraît tellement hostile, que les émotions nous submergent et même encore à mon âge, il m’arrive de ne pas réussir à les maîtrise… Alors, j’image la difficulté que cela peut représenter pour un enfant.

C’est pourquoi, je trouve nécessaire d’en parler, de ne plus se cacher même si j’entends encore « tu es trop sensible », « tu laisses trop des émotions prendre le dessus » etc

Merci aux éditions On ne compte pas pour du beurre de proposer ce genre d’album. Magnifiquement illustré. Les illustrations viennent appuyer le texte, elles viennent dire ce que les mots n’arrivent pas à faire comprendre. Que se passe t-il dans la tête, dans le corps tout entier d’un hypersensible? Comment le concevoir quand soi-même nous ne sommes pas confronté à cela ?

Cette histoire y parvient fort bien selon moi.

*livre offert

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s